08.02.2007

Le GIEC

Le GIEC = Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat.
En anglais, le GIEC s'appelle "IPCC" = Intergovernmental Pannel on Climate Change

Genèse 
Créé en 1988 à l'initiative de l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et du Programme pour l'Environnement des Nations Unies (PNUE)

Le GIEC est une association de pays, c'est-à-dire que comme toute institution des Nations-Unies, les personnes qui siègent aux assemblées du GIEC représentent des pays membres. L'écrasante majorité des pays membres des Nations-Unies siègent au GIEC.

Rôle 
Attention: Le GIEC n'est pas un laboratoire de recherche !

"Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue."
(source)

Pour résumer :
Deux actions : expertiser (ou évaluer) et synthétiser
Une thématique majeure : le réchauffement climatique d'origine humaine

Trois Groupes de travail, trois expertises 
- Groupe I : Le fonctionnement physique du climat et les variations climatiques passées ou à venir
- Groupe II : La vulnérabilité de la biosphère et de notre système socio-économique face aux risques du changement climatique (donc les conséquences)
- Groupe III : Les scénarios d'émission de gaz à effet de serre et la manière de réduire ces émissions (stratégies d'atténuation)

Enfin vient s'ajouter à cela une équipe spéciale pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre.

Les documents publiés par le GIEC
- Des rapports d'évaluation détaillés (publications officielles)
- Des rapports plus succints sur des thèmes particuliers

Les rapports complets publiés : le premier en 1990, le second en 1995, le troisième en 2001.

Le quatrième rapport du GIEC est en cours de publication :
Le Groupe 1 à Paris du 29 janvier au 2 février; le Groupe 2 à Bruxelles du 2 au 5 avril, le Groupe 3 à Bangkok du 30 avril au 3 mai. La synthèse de ces travaux sera réalisée à Valence, en Espagne, du 12 au 16 novembre 2007.

Premières conclusions

- Un réchauffement indéniable et qui s'accélère : il est prévu (si rien n'est fait) une élévation des températures moyennes de 1,8 à 4° au cours de ce siècle.
- L'essentiel du réchauffement climatique de ces cinquantes dernières années est imputable aux activités humaines (probabilité de 90% contre 66% selon le précédent rapport du GIEC datant de 2001)
- Une augmentation du niveau de la mer au minimum de 19 à 37 cm et au maximum de 28 à 58 cm.
A lire : Principales conclusions du rapport du GIEC : il faut agir d'urgence (il s'agit des conclusions du Groupe 1)

Sources
Le GIEC - Qui sommes-nous?
Jean-Marc Jancovici - Qu'est-ce que le GIEC?

11.10.2006

Nouvelles de REACH

REACH keskecé déjà?
Voir article du 20/08/2006 sur mon blog (catégorie Actualité) ou lire dossier fait par le site Toute l'Europe.

Du nouveau :
Le principe de substitution, qui implique que les substances les plus dangereuses soient autant que possible remplacées par des produits plus sûrs, adopté par une courte majorité au Parlement, avait été rejeté par le conseil des ministres. Aujourd'hui il est remis à l'honneur ! En effet, Les parlementaires européens de la commission de l'Environnement, de la Santé publique et de la Sécurité alimentaire (ENVI) viennent de faire adopter une nouvelle version de la directive qui inclue ce principe. Ce vote est un préalable important à la seconde lecture en séance plénière, prévue le 14 novembre prochain, du projet de règlement.

Les prochaines étapes : le vote en plénière et les négociations avec le Conseil et la Commission européenne.

Principe de substitution vs notion de "maîtrise valable"
A ce sujet lire le principe de substitution expliqué par Greenpeace


Source

Reach : Le principe de substitution rétabli par les parlementaires européens !
EuroNews
Europian parliament Info
Yahoo News

03.10.2006

Atlas d'un environnement en pleine mutation sur Google Earth

Vous connaissez sûrement Google Earth, ce navigateur internet virtuel offrant des images satellites de la planète, les rendant accessibles au commun des mortels.
Vous connaissez peut-être moins l’Atlas d’un environnement en pleine mutation (One Planet Many People : Atlas of Our Changing Environment ) publié en 2005 par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE ou UNEP en Anglais). Cet Atlas propose des images satellites de quelques points chauds du globe, prises par la NASA à plusieures années d'intervalles, offrant un aperçu inquiètant des changements subis par notre planète.
Le PNUE a décidé de mettre son Atlas de photos satellites à disposition de la communauté des internautes, en l'associant avec l'outil Google Earth, afin de sensibiliser un public plus large sur les changements subis par l’environnement dans une région déterminée du globe.
Pour Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE :" ces images satellites sont un appel à chacun d'entre nous de regarder les changements dévastateurs que nous faisons subir à notre planète. Par ces photos spectaculaires, Google Earth et l'UNEP offrent une nouvelle manière de visualiser les dangers. En nous connectant avec la communauté mondiale de Google, nous pouvons toucher aux millions de personnes qui peuvent se mobiliser et faire la différence."
Parmi les 100 sites retenus figurent la forêt amazonienne, les calottes glaciaires, la mer d'Aral, le lac Tchad, la rapide urbanisation de la ville américaine de Las Vegas, la destruction des mangroves en Asie, ou les effets de l'exploitation pétrolière dans la région canadienne d'Athabasca.

Comment faire ?
Installer Google Earth - Rubrique Infos pratiques (en bas à gauche) déroulez "contenus proposés" - Cliquez sur UNEP

Sources
Communiqué de presse PNUE - Septembre 2006
Actu-environnement : Le PNUE s’associe à Google pour créer un atlas des changements climatiques
Télécharger Google Earth

27.09.2006

Biocarburants en France : du concret

 La directive européenne n° 2003/30/CE du Parlement européen et du conseil du 8 mai 2003 vise à promouvoir l'utilisation de biocarburants ou autres carburants renouvelables dans les transports. Conformément à cette directive, le taux d'incorporation des biocarburants dans l'essence et le gazole devrait atteindre 5,75% en 2010, mais en 2004, ce taux n'atteignait en France que 0,80%.
La France semble vouloir rectifier le tir et rattraper son retard, voire prendre de l'avance, et s'est ainsi fixé de nouveaux objectifs ambitieux, puisque le taux de 5,75% est fixé pour 2007 au lieu de 2010.

En juin dernier un groupe de travail sur le développement de la filière flexfuel, présidé par Alain Prost, a été formé, afin de mettre en place un plan d'action qui permette la réalisation d'objectifs précis : que d'ici 2010 les français puissent s'équiper de véhicules polycarburants (flexfuel en anglais) et rouler aussi bien à l'essence qu'au bioéthanol (E85 notamment).

Alain Prost a remis hier, mardi 26 septembre 2006, à la veille du mondial de l'automobile qui débute samedi à Paris, un premier bilan de son travail à Thierry Breton et au ministre de l'agriculture Dominique Bussereau : le rapport "Flexfuel 2010".
Il met d'abord en avant les nombreux avantages du flex-fuel, tant sur le plan environnemental qu'économique et agricole. En outre, il prévoit une mobilisation des différents partenaires (la filière agro-industrielle, les constructeurs automobiles, les distributeurs de carburant) et ce dès 2007. Dans ce cadre 500 pompes vertes prévoient d'être installées, et le lancement de nouveaux véhicules flex-fuel sera encouragé.
Rappelons que ce type de carburant est déjà utilisé en Suède, en Allemagne, en Pologne, aux Etats-unis et au Brésil.
Sur le plan fiscal, Thierry Breton a assuré que "la volonté du gouvernement serait clairement d'avoir une taxation minimale", afin que le prix de ce carburant soit avantageux pour les automobilistes. Le gouvernement a annoncé qu'une décision serait prise dans ce domaine très prochainement afin que le régime fiscal de l'E85 soit fixé par la loi avant la fin de l'année 2006.
Enfin, une "charte pour l'Ethanol E85" prévoit d'être signée entre les partenaires s'engageant dans cette action et l'Etat.

Parallèlement à cela, François Loos, Ministre délégué à l'Industrie, a lancé le 1er juin 2006 une expérimentation nationale du biocarburant E85 dans deux régions pilotes : la Champagne-Ardenne et la Picardie. "Notre objectif est simple : nous voulons que d'ici la fin de la décennie, le marché offre des voitures qui puissent rouler indifféremment avec du pétrole ou avec du biocarburant presque pur", a dit le ministre. Cette opération est parrainée par l'IFP (Institut Français du Pétrole) et l'ADEME, afin de valider les avantages d'une telle conversion. Des tests seront ainsi réalisés pour mesurer le niveau des émissions polluantes dans le temps, mais aussi l'impact de l'utilisation de l'E85 sur l'usure du moteur.
"Les biocarburants c'est d'abord le fruit d'une large collaboration de plusieurs acteurs. On ne peut pas rouler à l'E85 sans voiture adaptée, sans carburant et logistique correspondante et sans matière première agricole".

Rappel : L'E85 est un carburant composé d'un mélange de 85% d'éthanol avec 15% d'essence.
Les moteurs dits "flexfuel" permettent une consommation de ce type de biocarburant.

 

Sources
Flexfuel : préparer le pays à l'après-pétrole
Communiqué du Minefi 26 septembre 2006
Déclaration du 1er juin 2006 : Expérimentation nationale E 85 Flex Fuel

11.09.2006

Qui s'y frotte s'y pique

Jardiniers en herbe, attention...vous aviez envie de préparer vos engrais et pesticides naturels comme alternative à ceux proposés sur le marché? Dommage il semblerait que ce ne soit plus possible depuis le décret du 5 janvier 2006, car en prenant une telle initiative, vous pourriez bien récolter une belle amende de 75000 euros et 2 ans de prison ! En effet, l'utilisation et la divulgation des recettes de produits naturels non-homologués est dorénavant interdite !
Face à celà, l'association des Amis de l'Ortie s'insurge. Bernard Bertrand leur porte parole écrit la lettre qui suit :

Un chroniqueur horticole courageux s’insurgeait, sur France Inter, de la parution imminente d'un décret (prenant effet en date du 01 juillet 2006), qui l’empêcherait dorénavant de donner à ses auditeurs des recettes leur permettant de traiter naturellement leurs jardins et balcons. Interdit de dire que l’eau chaude est un bon désherbant pour les allées. Interdit de dire que de simples feuilles de fougère éloignent les chenilles des choux. Interdit de donner la recette séculaire d’un extrait d’ortie, appelé purin ! L’information paraissait si énorme que personne n’y a cru ! L’interdiction de fournir, par quelque moyen que ce soit, les recettes pour confectionner des produits naturels non-homologués, le simple fait d’en parler, avait beau être assortie d’une peine 2 ans de prison et 75000 euros d’amende, elle faisait sourire !

Et pourtant l’action menée vendredi dernier conjointement par les services de l’Inspection Nationale des Enquêtes de Concurrence, de Consommation et de Répression des Fraudes et le Service Régional de la Protection des Végétaux de l’Ain chez un promoteur de techniques agricoles alternatives marque un tournant nouveau dans ce que l’on appelle désormais la guerre de l’ortie ! L’intervention des services de l’état s’est conclue par la saisie de cours théoriques (quid de la liberté d’expression et d’enseignement ?), la profération de menaces non dissimulées et l’interdictions de pratiques aussi diverses et incongrues que celles d’aller récolter avec les stagiaires des plantes sauvages dans la nature !

Qu’on se le dise, il est donc bien désormais interdit de faire référence et de transmettre des savoirs et traditions populaires séculaires qui sont pourtant un inaliénable bien commun ! Voilà pourquoi l’Association des Amis de l’ortie souhaite interpeller les pouvoirs publics et sollicite pour cela le soutien des médias concerné par une telle confiscation de nos libertés fondamentales. Comment un décret pourrait-il amputer les citoyens d’un pays de leur mémoire collective ? En vertu de quel principe un décret prive-t-il le citoyen de ses droits démocratiques les plus élémentaires, à savoir celui d’expression, gravement menacé ici, mais aussi celui du choix de cultiver son jardin comme il l’entend ? C’est Voltaire qui doit se retourner dans sa tombe ? Qui a pu initier une telle ineptie législative qui prétend confisquer le savoir des anciens et prône l’inquisition contre les techniques alternatives et naturelles de production, qui jusqu’à preuve du contraire ne sont que bénéfique pour la santé publique ?

Voilà quelques-unes des interrogations soulevées par l’intervention des pouvoirs publics jeudi dernier, qui a n’en pas douter sera la première d’une longue série, si une mobilisation rapide ne vient pas mettre un frein à cette nouvelle vague répressive.

Bernard Bertrand, porte parole de l’association des Amis de l’ortie. Contact : bernard@terran.fr ou 06 33 11 02 08 Dominique Jeannot, président de l’association des Amis de l’Ortie

Le décret concerné est la Loi n° 2006-11 du 5 janvier 2006 d'orientation agricole.

Art. L. 253-1. - I. - Sont interdites la mise sur le marché, l'utilisation et la détention par l'utilisateur final des produits phytopharmaceutiques s'ils ne bénéficient pas d'une autorisation de mise sur le marché ou d'une autorisation de distribution pour expérimentation délivrée dans les conditions prévues au présent chapitre.
Produits phytopharmaceutiques : les préparations contenant une ou plusieurs substances actives et les produits composés en tout ou partie d'organismes génétiquement modifiés présentés sous la forme dans laquelle ils sont livrés à l'utilisateur final, destinés à :

a) Protéger les végétaux ou produits végétaux contre tous les organismes nuisibles ou à prévenir leur action ;

b) Exercer une action sur les processus vitaux des végétaux, dans la mesure où il ne s'agit pas de substances nutritives ;

c) Assurer la conservation des produits végétaux, à l'exception des substances et produits faisant l'objet d'une réglementation communautaire particulière relative aux agents conservateurs ;

d) Détruire les végétaux indésirables ;

e) Détruire des parties de végétaux, freiner ou prévenir une croissance indésirable des végétaux ;

Art. L. 253-7. - Toute publicité commerciale et toute recommandation pour les produits définis à l'article L. 253-1 ne peuvent porter que sur des produits bénéficiant d'une autorisation de mise sur le marché et sur les conditions d'emploi fixées dans ces autorisations.

Ceci n'est pas sans rappeler l'affaire Olivier lainé, porte-parole de la Confédération paysanne de Seine Maritime, qui avait été arrêté par les douanes alors qu’il procédait à des livraisons dans son véhicule professionnel roulant avec de l’huile végétale pure.

Sources
La guerre de l'ortie aura-t-elle lieu?
Guerre de l'ortie
Eau bouillante, vinaigre et purins interdits au jardin?
Graines et plantes sèment les procès

22.08.2006

Marseilles bouchée ?

Le Rainbow Warrior II devait accoster aujourd’hui dans le port de Marseille et ouvrir ses portes pendant 2 jours, mardi et mercredi pour une campagne d’information et de sensibilisation du grand public sur la pêche excessive au thon rouge en Méditerranée, le bétonnage des côtes et autres problématiques environnementales.
Face à une levée de bouclier des thoniers-pêcheurs marseillais, ces derniers ont eu gain de cause puisque la communauté urbaine de Marseille a finalement refusé (alors qu’elle en avait donné l’accord fin juillet) l’accès du port en raison de "problèmes techniques et de sécurité".
Le syndicat reproche à Greenpeace de faire de la "désinformation", de mener des "campagnes mensongères...sur un supposé mauvais état du stock de thon rouge en Méditerranée". Greenpeace quant à elle réclame de pouvoir "exercer son droit légitime à informer, à débattre".
Depuis le début de l’année, l’association écologiste a entamé une campagne internationale de plusieurs mois pour promouvoir l’instauration d’un réseau de réserves marines qui permettrait de garantir la préservation des écosystèmes marins. Elle a ainsi interpellé les pêcheries espagnoles (mi-juin à Barcelone) et italiennes (début juillet à Gêne) mais aussi et surtout les autorités des pays du Sud de la Méditerranée (Tunisie et Libye) et les pêcheries turques sur ces problèmes de gestion des ressources.

Stephan Beaucher, responsable de la campagne Océan à Greenpeace France explique : "Nous n’avons pas de position de principe contre le monde de la pêche dans son ensemble. Bien au contraire, nous défendons une pêche durable, c’est à dire respectueuse de l’écosystème marin, porteuse d’emplois viables et qui s’inscrivent dans des schémas de développement local. Ce n’est pas en nous barrant la route et en nous refusant toute concertation que nous arriverons à travailler intelligemment et de façon constructive."

Une étude indépendante récente commandée par le WWF a révélé l'état alarmant des réserves de thon rouge en Atlantique-est et en Méditerranée. Sont en cause la pêche illégale, clandestine et incontrôlée. Quant aux pêcheurs européens, notamment français, ils seraient accusés d'avoir dépassé de 40% les quotas de pêche autorisés.


Sources :
Yahoo news : Marseille: les pêcheurs de thon attendent de pied ferme le Rainbow Warrior

Pour en savoir plus :
Communiqué de presse du WWF (format pdf) : Halte à la pêche au thon rouge ou la ressource sera perdue selon un nouveau rapport du WWF

20.08.2006

REACH

REACH (Registration, Evaluation and Autorisation of Chemicals) est un projet de réglementation européenne sur les produits chimiques.

Objectifs :
- Protéger la santé humaine et l'environnement
- Renforcer la transparence
- Stimuler l'innovation et maintenir la position concurrentielle de l'industrie chimique européenne
- Promouvoir des essais non réalisés sur les animaux

Cette réglementation prévoit entre autres réformes :
- L'enregistrement de toutes les substances produites ou importées à plus de 1 tonne/an.
- L'évaluation des risques sur la santé humaine et sur l'environnement
- Les substances les plus préoccupantes ne seront utilisées qu'après autorisation de l'UE
- Une agence européenne doit être créée afin de gérer les aspects techniques, scientifiques et administratifs du système.

Rappel :
Suite à une demande du Conseil de l'Union européenne en 1999, la commission européenne élabore et présente en février 2001 dans le livre blanc intitulé "Stratégies pour la future politique dans le domaine des substances chimiques" les grandes lignes du projet de réforme.
La Commission propose le 29 octobre 2003 le projet de règlement REACH.
L'objectif principal est d'améliorer le contrôle des substances chimiques qui entrent sur le marché. Jusqu’à présent, il revenait aux pouvoirs publics des pays européens d’évaluer eux-mêmes le degré de toxicité des molécules chimiques. Désormais, les fabricants devront procéder à cette évaluation.
Cette réforme est nécessaire puisque le système actuel, mis en place en 1981, ne marche pas : les autorités publiques, vite submergées, n’ont pu à ce jour évaluer que 1 200 substances, sur les 4 000 qui auraient dû l’être depuis 1981. En outre, la législation actuelle stipule que seules les nouvelles substances doivent être contrôlées, mais que celles qui existaient déjà sur le marché en septembre 1981 échappent à ce contrôle : ce système n'encourage donc pas l'innovation et la recherche de substances de remplacement.

Le 17 Novembre 2005, REACH a été adopté en première lecture.
Cependant, le texte initial a été "allégé": le principe de substitution obligatoire des substances "extrêmement préoccupantes" (cancérigènes, mutagènes, toxiques, etc.) quand des alternatives existent, a été... oui abandonné. Au lieu de ça les industriels devront effectuer une analyse des alternatives possibles, mais ne seront pas obligés de procéder à la substitution s'ils peuvent prouver que les risques sont « valablement maîtrisés ». En outre, le Conseil a voté une simplification des tests à fournir pour les substances produites à moins de 100 tonnes.

L’industrie chimique européenne, la plus importante du monde, avec 586 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2004, s’est mobilisée afin d’alléger les exigences du projet de règlement. En effet, selon eux : « REACH aura des conséquences graves sur la compétitivité de l'industrie chimique européenne et par voie de conséquence sur toute l'industrie européenne. »

De nombreuses associations environnementales militent à présent pour que la réglementation soit renforcée.
Le vote en deuxième lecture et l'adoption définitive de REACH se feront fin 2006.

Sources

REACH expliqué par les verts
Mais que fait la presse française ?
REACH : le premier obstacle est franchi
REACH sur le site du mineco

Pour agir

Campagne Vigitox : METTONS LES TOXIQUES HORS-LA-LOI !

14.08.2006

Pourquoi boycotter Mc Donald ?

Bon, je l'avoue je mange de temps en temps au Mc Do, ce n'est pas cher et j'aime bien leur filet-O-fish.
Cela dit, je ne vous apprends rien lorsque je dis qu'il est déconseillé d'y traîner trop souvent, santé oblige, même si je vous l'accorde, ils ont diversifié leur offre (proposent des salades par exemple)...
Maintenant une nouvelle raison vient s'ajouter à celle-ci : Mc Do ne contribue pas, au contraire, à la préservation des ressources planétaires.
Je m'explique...je suis tombée aujourd'hui sur cet article, sur le site de Greenpeace France : Mc Donald saccage l'Amazonie.
Pour résumer : Afin de nourrir les animaux pour faire ses nuggets de poulet, la firme a besoin de les nourrir. Hors cela demande des tonnes de nourritures, donc de la surface cultivée, où vont-ils la trouver? Eh bien entre autres en Amazonie...c'est du moins ce que dit le rapport de greenpeace d'avril dernier.
Sans parler des impacts désastreux de la culture du soja sur l'environnement.
Voilà, maintenant c'est à vous de voir, en votre âme et conscience.

Pour en savoir plus

La filière du soja : excès et dérives de l'agrobusiness
Campagne Le soja contre la vie