30.09.2006
Samedi sonore à Rambouillet
Ce matin, mon père m'a amenée écouter le brame du cerf dans la forêt de Rambouillet.
Le weekend, mais aussi en semaine, sont organisées dans cette réserve animalière du nom d'Espace Rambouillet des visites pour les curieux et les amoureux de la nature.
On peut également préférer y aller sans guide, à l'aventure.
En septembre c'est la saison des amours chez les cerfs. Le mâle pour conquérir ses belles, une harde de biches, mais surtout pour impressionner ses rivaux, "brame". Et c'est très impressionnant je dois dire. Son cri vibre dans toute la forêt, semble faire trembler les feuilles, résonner entre les arbres, et lorsque ce son très particulier, à la fois grave et profond, m'est parvenu j'ai d'abord cru entendre un rugissement de lion...bon ça n'a rien à voir ^^ mais c'est la première idée qui m'a effleuré l'esprit.
Equipés de jumelles, de vêtements discrets et sombres, et de bonnes chaussures nous avancions doucement et en rangs serrés car cela donne l'impression au cerf qu'il n'y a qu'un seul individu, tandis que la dispersion crée le nombre et peut effrayer ou rendre l'animal agressif.
Après avoir admiré ce spectacle, un autre non moins impressionnant nous attendait : la visite de la Forêt des Aigles.
Cette forêt est réservée à la présentation de différentes espèces de rapaces, que l'on peut observer d'abord dans leurs volières: vautours, chouettes, pygargues, faucons, etc. Pour information, l'emblème national des Etats-Unis est l'espèce Pygargue à tête blanche. Après ce tour d'horizon, un "show" est proposé : une démonstration en plein air ou en plein vol devrais-je dire, de rapaces. Les fauconniers vous présentent un échantillon des rapaces du parc, et les font voler juste au dessus de vos têtes... c'est ainsi que deux ou trois vautours m'ont effleuré l'épaule, et que j'ai cru plus d'une fois me prendre un oiseau de plein fouet. Leur plumage, notamment celui des chouettes, permet à leur vol d'être à peine audible, comme une plume caressant l'air. Leurs cris stridents sont en revanche très sonores !
Parmi les espèces présentées, on peut voir le pygargue à tête blanche, le pygargue de steller, le milan noir, le faucon pélerin, le vautour urubu, le vautour fauve, le caracara, le Grand duc, la chouette harfang (superbe ! Voir album), la chouette effraie (ou "dame blanche"),...pour ne citer que les noms qui me reviennent ! Mais le mieux serait d'y aller vous-même leur serrer la patte ;-)
21:20 Publié dans Découvertes nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.09.2006
Biocarburants en France : du concret
La directive européenne n° 2003/30/CE du Parlement européen et du conseil du 8 mai 2003 vise à promouvoir l'utilisation de biocarburants ou autres carburants renouvelables dans les transports. Conformément à cette directive, le taux d'incorporation des biocarburants dans l'essence et le gazole devrait atteindre 5,75% en 2010, mais en 2004, ce taux n'atteignait en France que 0,80%.
La France semble vouloir rectifier le tir et rattraper son retard, voire prendre de l'avance, et s'est ainsi fixé de nouveaux objectifs ambitieux, puisque le taux de 5,75% est fixé pour 2007 au lieu de 2010.
En juin dernier un groupe de travail sur le développement de la filière flexfuel, présidé par Alain Prost, a été formé, afin de mettre en place un plan d'action qui permette la réalisation d'objectifs précis : que d'ici 2010 les français puissent s'équiper de véhicules polycarburants (flexfuel en anglais) et rouler aussi bien à l'essence qu'au bioéthanol (E85 notamment).
Alain Prost a remis hier, mardi 26 septembre 2006, à la veille du mondial de l'automobile qui débute samedi à Paris, un premier bilan de son travail à Thierry Breton et au ministre de l'agriculture Dominique Bussereau : le rapport "Flexfuel 2010".
Il met d'abord en avant les nombreux avantages du flex-fuel, tant sur le plan environnemental qu'économique et agricole. En outre, il prévoit une mobilisation des différents partenaires (la filière agro-industrielle, les constructeurs automobiles, les distributeurs de carburant) et ce dès 2007. Dans ce cadre 500 pompes vertes prévoient d'être installées, et le lancement de nouveaux véhicules flex-fuel sera encouragé.
Rappelons que ce type de carburant est déjà utilisé en Suède, en Allemagne, en Pologne, aux Etats-unis et au Brésil.
Sur le plan fiscal, Thierry Breton a assuré que "la volonté du gouvernement serait clairement d'avoir une taxation minimale", afin que le prix de ce carburant soit avantageux pour les automobilistes. Le gouvernement a annoncé qu'une décision serait prise dans ce domaine très prochainement afin que le régime fiscal de l'E85 soit fixé par la loi avant la fin de l'année 2006.
Enfin, une "charte pour l'Ethanol E85" prévoit d'être signée entre les partenaires s'engageant dans cette action et l'Etat.
Parallèlement à cela, François Loos, Ministre délégué à l'Industrie, a lancé le 1er juin 2006 une expérimentation nationale du biocarburant E85 dans deux régions pilotes : la Champagne-Ardenne et la Picardie. "Notre objectif est simple : nous voulons que d'ici la fin de la décennie, le marché offre des voitures qui puissent rouler indifféremment avec du pétrole ou avec du biocarburant presque pur", a dit le ministre. Cette opération est parrainée par l'IFP (Institut Français du Pétrole) et l'ADEME, afin de valider les avantages d'une telle conversion. Des tests seront ainsi réalisés pour mesurer le niveau des émissions polluantes dans le temps, mais aussi l'impact de l'utilisation de l'E85 sur l'usure du moteur.
"Les biocarburants c'est d'abord le fruit d'une large collaboration de plusieurs acteurs. On ne peut pas rouler à l'E85 sans voiture adaptée, sans carburant et logistique correspondante et sans matière première agricole".
Rappel : L'E85 est un carburant composé d'un mélange de 85% d'éthanol avec 15% d'essence.
Les moteurs dits "flexfuel" permettent une consommation de ce type de biocarburant.
Sources
Flexfuel : préparer le pays à l'après-pétrole
Communiqué du Minefi 26 septembre 2006
Déclaration du 1er juin 2006 : Expérimentation nationale E 85 Flex Fuel
14:20 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.09.2006
Ecolographie sur EUROPE 1
Sur Europe 1, tous les dimanches de 16h à 17h, Michel Field et Catherine Chabaud animent une émission au nom évocateur d'Ecolographie.
Descriptif
Sur les grands thèmes liés à l'environnement, au développement durable et à l'avenir de la planète, à propos de phénomènes aussi bien mondiaux que locaux, Michel Field avec Catherine Chabaud ouvre le débat, suscite le dialogue et la réflexion, et surtout fait circuler l'information. Parce que nous sommes tous concernés, Écolographie se veut aussi pédagogique que pragmatique. L'émission instaure échange, partage et controverse entre Michel Field et ses interlocuteurs, experts, politiques, représentants d'associations.
Il est en outre possible de réécouter les précédentes émissions sur le site d'Europe 1.
Sources
Europe 1
12:15 Publié dans Vu, lu, entendu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pensée du jour
"Sois le changement que tu veux voir dans ce monde."
Gandhi
(1869-1948)
11:10 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.09.2006
Soleil Vert
New-York, an 2022 : 40,000,000 d'habitants. Une ville surpeuplée, où plus de la moitié des gens est sans logement, vivant dans les escaliers d'immeubles, dans les rues, ou dans les églises. Une ambiance de guerre, où pénurie, rationnement, violence et chaos sont les maîtres mots.
Un flic, le détective Robert Thorn, incarné par Charlton Heston, enquête sur le meurtre d'une des plus grandes personnalités du moment : Simonson, le directeur de l'usine de fabrication du soleil vert ou "soylent green" en anglais.
Le soylent green ressemble à une petite galette verte. Riche en nutriments elle sert de base à l'alimentation de la majorité des hommes. En effet, seuls les gens riches ont accès à de la nourriture "normale". La pollution et la surpopulation ont conduit à l'épuisement des ressources naturelles, à la destruction quasi-totale des espèces animales, marines, végétales. Même les arbres ont quasiment disparu : ils n'existent qu'en serre. C'est pourquoi le soylent green est si précieux, sans lui la famine ravagerait ce reste d'humanité.
Le réchauffement climatique est déjà pressenti : il règne une chaleur accablante toute l'année, seules les familles opulentes vivent sous climatisation.
Mais revenons-en à l'enquête : pourquoi le directeur d'une des fabriques les plus puissantes a-t-il été assassiné? Quel secret a-t-on voulu préserver en l'éliminant, et qui en a donné l'ordre?
C'est en tentant d'y répondre que notre héros, flic corriace vivant avec un vieil ami bibliothécaire du nom de Sol Roth, va affronter la réalité, le secret de fabrication du soylent green...à donner froid dans le dos.
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La fiction rejoindra-t-elle la réalité?
Fiche technique
Réalisation : Richard Fleicher
Acteurs principaux : Charlton Heston (Robert Thorn), Edward G.Robinson (Sol Roth), Joseph Cotton (Simonson), Leigh Taylor Young (Shirl)
Musique : Fred Myrow
Film américain
Adaptation du roman de Harry Harrison Make room! Make room! (1966)
Genre : Science Fiction
Année de production : 1973
Production : MGM (Metro-Goldwyn-Mayer)
Grand prix du festival international du film fantastique d'Avoriaz 1974
13:55 Publié dans Art Eco | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.09.2006
L'arbre à thé
Nom latin : Melaleuca alternifolia
Nom anglais : Tea tree
Famille botanique : Myrtacées
Pays d'origine : Australie
Origine du nom : du temps des expéditions du capitaine Cook, les marins anglais en utilisaient les feuilles pour faire une infusion. En réalité l'arbre à thé n'a aucun lien de parenté avec le théier (camellia sinensis).
Remède traditionel des aborigènes d'Australie, ils l'employaient notamment pour soigner les blessures et désinfecter l'eau.
L'huile essentielle d'arbre à thé obtenue par distillation des feuilles et tiges de l'arbuste.
Vertus : anti-infectieux, anti-inflammatoire, antifongique, antibactérien, antiviral, antiparasitaire, immunostimulant, radioprotecteur, neurotonique, etc.
Exemples d'utilisations : utilisation pure ou dilluée; en cas d'infections bucale, ORL, cutanée (points noirs, acné), etc; s'utilise en soin pour les cheveux (pellicules, cheveux gras); on peut en trouver dans les déodorants, les dentifrices, les savons; peut également servir à désinfecter le linge, les toilettes, ...
Utilisation personnelle : j'en ajoute 2 à 3 gouttes dans mes masques à l'argile, que ce soit sur le visage ou sur le cuir chevelu.
Recommandations
A utiliser avec beaucoup de précaution : contient des principes actifs très puissants.
Réactions allergiques possibles : procéder à un test cutané avant de l'utiliser.
Ne pas l'utiliser sur les enfants, les chats ^^, pendant les 3 premiers mois de la grossesse.
Sources
Florilab
Article Ekopedia
Naturosanté
12:51 Publié dans Vertus des plantes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Adhérer à une AMAP
Une AMAP est une Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne.
Le principe: mettre en relation des consommateurs avec un agriculteur à qui ils préachètent sa récolte.
Avantages :
- Pour le consommateur : des produits frais, diversifiés, généralement biologiques, et de saison; ainsi qu'une garantie de transparence.
- Pour le paysan: une garantie de revenu; le consommateur payant à l'avance une récolte il partage avec les producteurs les aléas climatiques et donc le risque de mauvaise récolte.
- Pour l'environnement : produits cultivés sans produits chimiques de synthèse; en outre la proximité de la ferme minimise les transports et l'usage d'emballages.
On n'est plus ici dans le principe de l'économie de marché, mais dans l'économie solidaire.
On compte aujourd'hui près de 300 AMAP dans l'hexagone.
Première AMAP créée en France : en 2001 dans le Var. S'inspire du modèle américain : CSA Community supported agriculture.
Première AMAP dans le monde : années 60 au Japon sous le nom de "Teikei".
Pour en savoir plus
Article Wikipedia
Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne : Donne L'ABC des AMAP et Où trouver une AMAP près de chez vous, ainsi que de la documentation.
AMAP en île-de-france
11:55 Publié dans Agir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.09.2006
Le radeau des cimes
Le "radeau des cimes" est un dirigeable soutenant un grand radeau ou filet permettant le transport de scientifiques au dessus de la voûte forestière. L'objectif : explorer la canopée, c'est-à-dire la cime des arbres, interface entre la forêt et l'atmosphère.
L'intérêt de la canopée est qu'elle présente une variété incroyables d'espèces, et 80% du feuillage des arbres. C'est aussi l'endroit où l'énergie solaire est la plus captée, ainsi que 30% de l'eau issue des précipitations. Ce terme de canopée concernait à l'origine les forêts tropicales, mais s'est élargit aux autres forêts.
Le concept du radeau des cimes, ainsi que les premières expéditions qui en découlent, naît au début des années 80 de la rencontre entre trois hommes : Francis Hallé, professeur de botanique tropicale, Dany Cleyet-Marrel, concepteur, designer et pilote d'aérostat, et Gilles Ebersolt, architecte inventeur du "radeau".
Francis Hallé s'est évertué au cours de son travail de souligner l'importance majeure des forêts primaires et d'alerter ses contemporains sur la destruction effrenée qui les menace. Par forêts primaires on entend celles qui "n'ont jamais été modifiées par les activités humaines de cueillette et d'agriculture; si elles l'ont été, c'est à une époque suffisamment ancienne pour que la structure primaire ait eu le temps de se reconstituer (...) ces forêts sont contemporaines de l'être humain" (cf. Le radeau des cimes, Francis Hallé)
L'équipe, accompagnée de scientifiques du monde entier, a mené des missions dans différentes parties du globe (Guyane, Amazonie, Cameroun, Gabon, Madagascar,...) mais toujours dans les forêt équatoriales, de 1986 à nos jours.
Pour en savoir plus
Site Officiel du radeau des cimes
12:05 Publié dans Biodiversité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.09.2006
Mercy mercy me
Cette chanson, signée Marvin Gaye, et sous-titrée "The Ecology", est tirée de l'album "What's going on" (1971). Mercy mercy me est un chant mélancolique, constat amer de la dégradation de l'environnement par l'homme. Y sont évoqués les marées noires "oil wasted on the ocean and upon our seas", la pollution au mercure "fish full of mercury", nucléaire "radiation under ground and in the sky", l'extinction d'espèces animales "Animals and birds who live nearby are dying", ou encore la surpopulation humaine "What about this crowded land".
La chanson, tout comme l'album dans son ensemble, évoque la nostalgie d'un passé, sorte de paradis perdu : "Where did all the blue skies go?", ou dans le refrain : "Ah things ain't what they used to be".
Précisons que l'expression "Mercy me" est une interjection signifiant "Seigneur!" ou "Miséricorde!". On retrouve ici la dimension religieuse très présente dans l'oeuvre et la vie de Marvin Gaye.
"What's going on" est semble-t-il le premier album de musique soul qui traite de l'écologie.
Pour en savoir plus
Lyrics
Wikipédia
Pour écouter la chanson
Mercy mercy me
A lire sur l'album
What's Going On, Marvin Gaye? (1988), Ben Edmonds, édité en France chez 10/18 Musiques & Cie.
23:50 Publié dans Art Eco | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.09.2006
Qui s'y frotte s'y pique
Jardiniers en herbe, attention...vous aviez envie de préparer vos engrais et pesticides naturels comme alternative à ceux proposés sur le marché? Dommage il semblerait que ce ne soit plus possible depuis le décret du 5 janvier 2006, car en prenant une telle initiative, vous pourriez bien récolter une belle amende de 75000 euros et 2 ans de prison ! En effet, l'utilisation et la divulgation des recettes de produits naturels non-homologués est dorénavant interdite !
Face à celà, l'association des Amis de l'Ortie s'insurge. Bernard Bertrand leur porte parole écrit la lettre qui suit :
Un chroniqueur horticole courageux s’insurgeait, sur France Inter, de la parution imminente d'un décret (prenant effet en date du 01 juillet 2006), qui l’empêcherait dorénavant de donner à ses auditeurs des recettes leur permettant de traiter naturellement leurs jardins et balcons. Interdit de dire que l’eau chaude est un bon désherbant pour les allées. Interdit de dire que de simples feuilles de fougère éloignent les chenilles des choux. Interdit de donner la recette séculaire d’un extrait d’ortie, appelé purin ! L’information paraissait si énorme que personne n’y a cru ! L’interdiction de fournir, par quelque moyen que ce soit, les recettes pour confectionner des produits naturels non-homologués, le simple fait d’en parler, avait beau être assortie d’une peine 2 ans de prison et 75000 euros d’amende, elle faisait sourire !
Et pourtant l’action menée vendredi dernier conjointement par les services de l’Inspection Nationale des Enquêtes de Concurrence, de Consommation et de Répression des Fraudes et le Service Régional de la Protection des Végétaux de l’Ain chez un promoteur de techniques agricoles alternatives marque un tournant nouveau dans ce que l’on appelle désormais la guerre de l’ortie ! L’intervention des services de l’état s’est conclue par la saisie de cours théoriques (quid de la liberté d’expression et d’enseignement ?), la profération de menaces non dissimulées et l’interdictions de pratiques aussi diverses et incongrues que celles d’aller récolter avec les stagiaires des plantes sauvages dans la nature !
Qu’on se le dise, il est donc bien désormais interdit de faire référence et de transmettre des savoirs et traditions populaires séculaires qui sont pourtant un inaliénable bien commun ! Voilà pourquoi l’Association des Amis de l’ortie souhaite interpeller les pouvoirs publics et sollicite pour cela le soutien des médias concerné par une telle confiscation de nos libertés fondamentales. Comment un décret pourrait-il amputer les citoyens d’un pays de leur mémoire collective ? En vertu de quel principe un décret prive-t-il le citoyen de ses droits démocratiques les plus élémentaires, à savoir celui d’expression, gravement menacé ici, mais aussi celui du choix de cultiver son jardin comme il l’entend ? C’est Voltaire qui doit se retourner dans sa tombe ? Qui a pu initier une telle ineptie législative qui prétend confisquer le savoir des anciens et prône l’inquisition contre les techniques alternatives et naturelles de production, qui jusqu’à preuve du contraire ne sont que bénéfique pour la santé publique ?
Voilà quelques-unes des interrogations soulevées par l’intervention des pouvoirs publics jeudi dernier, qui a n’en pas douter sera la première d’une longue série, si une mobilisation rapide ne vient pas mettre un frein à cette nouvelle vague répressive.
Bernard Bertrand, porte parole de l’association des Amis de l’ortie. Contact : bernard@terran.fr ou 06 33 11 02 08 Dominique Jeannot, président de l’association des Amis de l’Ortie
Le décret concerné est la Loi n° 2006-11 du 5 janvier 2006 d'orientation agricole.
Art. L. 253-1. - I. - Sont interdites la mise sur le marché, l'utilisation et la détention par l'utilisateur final des produits phytopharmaceutiques s'ils ne bénéficient pas d'une autorisation de mise sur le marché ou d'une autorisation de distribution pour expérimentation délivrée dans les conditions prévues au présent chapitre.
Produits phytopharmaceutiques : les préparations contenant une ou plusieurs substances actives et les produits composés en tout ou partie d'organismes génétiquement modifiés présentés sous la forme dans laquelle ils sont livrés à l'utilisateur final, destinés à :
a) Protéger les végétaux ou produits végétaux contre tous les organismes nuisibles ou à prévenir leur action ;
b) Exercer une action sur les processus vitaux des végétaux, dans la mesure où il ne s'agit pas de substances nutritives ;
c) Assurer la conservation des produits végétaux, à l'exception des substances et produits faisant l'objet d'une réglementation communautaire particulière relative aux agents conservateurs ;
d) Détruire les végétaux indésirables ;
e) Détruire des parties de végétaux, freiner ou prévenir une croissance indésirable des végétaux ;
Art. L. 253-7. - Toute publicité commerciale et toute recommandation pour les produits définis à l'article L. 253-1 ne peuvent porter que sur des produits bénéficiant d'une autorisation de mise sur le marché et sur les conditions d'emploi fixées dans ces autorisations.
Ceci n'est pas sans rappeler l'affaire Olivier lainé, porte-parole de la Confédération paysanne de Seine Maritime, qui avait été arrêté par les douanes alors qu’il procédait à des livraisons dans son véhicule professionnel roulant avec de l’huile végétale pure.
Sources
La guerre de l'ortie aura-t-elle lieu?
Guerre de l'ortie
Eau bouillante, vinaigre et purins interdits au jardin?
Graines et plantes sèment les procès
18:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note