20.04.2007

Vu du ciel - Episode III : La mer

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Le troisième volet de l'émission Vu du ciel, diffusé sur France 2 mardi dernier, intitulé "La mer a besoin de nous comme nous avons besoin de la mer" portait sur notre patrimoine marin mondial. Les enjeux écologiques liés à la thématique de la mer ont été abordés via de nombreux exemples dont je vais vous présenter une partie.
Le titre met en avant notre rôle et notre responsabilité quant à la préservation du milieu marin et de ses ressources. Car en réalité c'est nous qui avons besoin de la mer... 

D'abord quelques chiffres significatifs :
- La mer recouvre 72% de la surface terrestre
- 70% de l'air qui entre dans nos poumons vient de la mer
- Moins de 0,5% des mers sont protégées dans le monde, tandis que 11% des terres le sont
- 90% des espèces marines sont menacées
- En France 50% des eaux usées sont déversées dans la mer sans être dépolluées
- Chaque année les sacs plastiques tuent 1 million d'oiseaux de mer et 100 000 mammifères marins
- Etc.
Je vous invite à vous rendre sur le site de l'émission, où vous pourrez trouver tous les chiffres clés relatifs à la mer.  

Les problématiques liées à la mer et l'enjeu de sa préservation 
Entretien avec Christian Buchet (directeur du centre d'études de la mer, Institut Catholique de Paris) :
- "La mer est trop souvent considérée comme l'ultime poubelle". Sur les côtes françaises du golfe de Gascogne on compte plus de 50 millions de déchets individuels non biodégradables. Les déchets accumulés dans la mer se situent principalement sur les zones côtières. Or c'est dans cette zone que se reproduisent les poissons.
- "Détruire un univers qu'on ne connaît pas, dont nous aurons de plus en plus besoin, c'est une folie". En effet, la mer est non seulement source de bien être mais aussi de santé : l'un des premiers traitements contre le sida (l'AZT) provient du Hareng. Autre exemple : les molécules anti-cancéreuses qui vont être commercialisées demain émanent du milieu marin.

 

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Les îles Galapagos
L'archipel des Galapagos est un ensemble formé de 19 îles et 42 îlots volcaniques de l'océan pacifique au large de l'Equateur, célèbre pour sa richesse exceptionnelle en biodiversité animale et végétale. On y trouve en effet pas moins de 2500 espèces endémiques. Cette archipel inspira à Darwin sa théorie de l'évolution, suite à sa visite en 1835.
C'est là qu'intervient le personnage haut en couleur de Paul Watson, qui n'est autre qu'un des co-fondateurs de l'association Greenpeace. Son combat actuel, et de toujours, est la lutte contre la pêche illégale et le braconnage.
Il a dit : "Si on affronte des pirates mieux vaut être un pirate soi-même" pour expliquer ses méthodes provocatrices et parfois radicales dans son opposition contre la pêche à la baleine, entre autres.
Aujourd'hui il mène toujours le même combat dans le cadre idyllique mais vulnérable de l'archipel des Galapagos, secondé cette fois-ci par les autorités locales.
Autre menace évoquée : le tourisme.

Les îles Bonifacio (Corse) avec la création du Parc marin international des bouches de Bonifacio : illustrent une expérience positive. Des progrès spectaculaires ont été fait en très peu de temps notamment par rapport à la reconstitution de la population de mérous.
Menaces : la pollution des eaux provenant du dégazage des bateaux. Ce type de pollution serait 10 fois plus importante que celle engendrée par les marées noires !

Les Sept-îles au large de Perros-Guirec (Bretagne) : un autre exemple positif de l'intervention de l'Homme. Il s'agit d'une réserve protégée où beaucoup d'espèces se sont installées et y ont trouvé refuge, notamment le "fou de Bassan", une espèce d'oiseau arrivé sur l'île en 1930. Aujourd'hui cet archipel est devenu la plus grande réserve d'oiseaux de mer française. 

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Les Abysses : occupent près de 80% de la surface océanique.
Les conditions de vie y sont extrêmes : la pression est élevée, les températures ne dépassent pas les 2°C, l'obscurité y règne, et la nourriture y est rare. Seule 1% de la surface totale des Abysses à été explorée. Pour cause, ce n'est que très récemment que l'on a découvert des formes de vie dans ce milieu dont l'hostilité laissait croire à un "no fish land".
Le danger : l'extinction d'espèces alors même qu'elles n'ont pas encore été découvertes, constituant une perte irrémédiable pour la science et pour l'humanité.

La Guinée Bissao et l'archipel des îles Bijagos
Menaces : La pratique de la pêche industrielle intensive des chalutiers étrangers, chinois notamment, qui pillent les ressources des autochtones vivant d'une pêche traditionnelle.
Chiffres : 70% des stocks de poissons sont menacés de surrexploitation.
Notre responsabilité de consommateur : la seule solution actuelle contre cette surrexploitation est de consommer du poisson d'élevage. D'ailleurs 50% du poisson consommé en Europe vient de l'aquaculture.

Le Crabe géant de Staline envahit la mer de Barents
...ou l'exemple type d'une espèce invasive.
Ce crabe est originaire du pacifique nord, à l'Est de la Russie. Il fut introduit par les soviétiques dans la côte ouest dans les années 60. Ce crabe géant n'y a plus de prédateur si ce n'est l'homme. Il a pu proliférer le long des côtes nordiques, et continue son avancée inexorablement. Facteur aggravant : des quotas de pêches ont été fixés afin de ne pas faire chuter les cours et de maintenir les prix élevés. Si un pêcheur capture par accident un de ces crabes sans y être autorisé il écope d'une amende. Ainsi tandis que la population de crabes Staline continue de prospérer, la population des autres poissons elle ne cesse de chuter.

Les marées d'algues vertes de la baie de Saint-Brieuc
Une mer ou marée d'algues vertes envahit la baie en réaction à l'agriculture intensive utilisatrice massive d'engrais et de lisier.
Entretien avec Gilles Huet (président de l'association "Eau et rivières de Bretagne") :
- "Les algues vertes c'est la réponse du milieu marin aux excès qui sont commis sur les terres"
-
Solution : Il faut diviser par 5 la pollution par les nitrates des rivières de Bretagne pour espérer stopper le phénomène des marées vertes (...) c'est une reconversion profonde de l'agriculture qu'il nous faut engager si on veut stopper les marées vertes"

Les récifs de coraux en Nouvelle-Calédonie
90% de la vie marine dépendrait des récifs coralliens. Ils constituent, avec les forêts primaires, le plus riche écosystème en termes de biodiversité. Or plus de la moitié des récifs coralliens sont menacés par les activités humaines.
Le corail est un animal marin appellé aussi "polype" qui vit en association avec les algues symbiotiques "zooxanthelles". Ce corail va construire un squelette calcaire formant ainsi un récif corallien. Les récifs qu'ils forment servent d'abri, de nourriture, et d'habitat à de nombreuses autres espèces marines qui en sont donc dépendantes. Mais cet écosystème est très fragile.
Les menaces pesant sur le corail : la "mort blanche" ou blanchissement corallien. Quelles en sont les causes? Les scientifiques n'ont pas réussi jusqu'ici à déterminer les causes précises de ce phénomène. Il serait probablement lié à un ensemble de facteurs, notamment le réchauffement climatique et les pollutions en tout genre.
Le cas spécifique du récif corallien de Nouvelles-Calédonie : il s'agit du deuxième plus grand récif au monde. Jusque-là préservé, une menace importante et imminente pèse néanmoins sur lui (outre le réchauffement climatique) : la construction d'une nouvelle mine de nickel, dont l'ouverture est prévue en 2008, et qui générera une pollution importante, puisqu'elle deversera quantité de produits toxiques dans la mer.

Résumé des menaces  

- Le tourisme
- La pollution
- La surpêche
- Le réchauffement climatique
- L'introduction de nouvelles espèces

Sources
Vu du ciel

Pour en savoir +
Association Corail vivant
Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer)
Greenpeace - Défendons nos océans 
WWF - Océans et côtes 

02.04.2007

Earthlings (Terriens)

Earthlings est un documentaire américain qui a pour thème l'exploitation de l'animal par l'Homme. Plus précisemment c'est ici l'élevage des animaux à des fins alimentaires, vestimentaires, scientifiques, etc., qui est dénoncé en ce que l'animal est considéré comme pure marchandise, dont on nie tout droit et respect fondamentaux. 
Earthlings a été réalisé partiellement en caméra cachée. Comme cela est signalé au début du film, les images, si elles révèlent indéniablement un point de vue, ne sont pas pour autant caricaturales et réductrices, mais révélatrices hélas de pratiques courantes et largement employées dans l'industrie.

Fiche technique
medium_10m.jpgRéalisation et scénario : Shaun Monson
Production : Shaun Monson et Nicole Visram
Narration: Joaquin Phoenix
Musique originale : Brian Carter, Natalie Merchant, Moby, ...
Genre : Documentaire
Date : 1er janvier 2003
Origine : Etats-unis
Durée : 95 min

Le documentaire commence par une énumération des trois étapes de la vérité :
1. Le ridicule
2. L'opposition violente
3. L'acceptation
Cette entrée en matière fait sienne une citation d'Arthur Schopenhauer, qui dit : "Toute vérité franchit trois étapes. D'abord elle est ridiculisée. Ensuite elle subit une forte opposition. Puis elle est considérée comme ayant toujours été une évidence."
Ainsi, avant d'accepter la vérité crue, l'Homme passe par ces différentes étapes. Je ne m'explique pas trop la première, si ce n'est la tendance que nous avons à tourner en ridicule ce que nous ne connaissons pas, ou plutôt les sujets sur lesquels nous avons un certain nombre de préjugés tenaces. 
On peut se demander pourquoi le film commence ainsi, et quel rapport avec le sujet? Et à quelle vérité fait-on ainsi référence ? Ce documentaire donne d'emblée son objectif : montrer une vérité qui est aujourd'hui soit ridiculisée, soit rejetée de façon plus violente. Le but est, pourrait-on penser, de nous faire adhérer à une opinion, à un parti pris qui se voudrait de façon quelque peu présomptueuse une vérité universelle : la condamnation du spécisme (ou antispécisme). Le spécisme sera-t-il au XXIe siècle ce que le racisme fut au XXe siècle, porté à son paroxysme puis unanimement condamné?

Le titre "Terriens" me paraît révélateur, et n'a pas été choisi par hasard. Souvent lorsque l'on parle d'un terrien, on pense spontanément et uniquement à l'espèce humaine. Mais la définition de "terrien" est bien plus large puisqu'elle désigne tout habitant de la planète Terre, que ce soit l'homme, l'animal, ou encore l'insecte. Ainsi, ce titre met implicitement sur un même plan et sur une même échelle de valeur je dirais, toutes les espèces peuplant cette Terre. Après avoir évoqué les différentes discriminations des hommes entre eux, discriminations d'ordre raciales (racisme), d'ordre sexuelles (sexisme) ou encore d'ordre religieuses, un concept est mis en avant : le "SPECISME". J'ignorais cette notion auparavant. Je vous renvois à la définition du spécisme et de l'antispécisme sur Wikipédia. Il s'agit d'une discrimination non plus au sein d'une même espèce mais entre différentes espèces. En l'occurence, entre l'espèce humaine et les espèces animales, l'Homme considèrant souvent que ses propres intérêts passent avant ceux des autres espèces, donnant lieu à de nombreuses dérives...
La comparaison qui est faite d'emblée entre racisme et spécisme est frappante. L'on passe d'images de l'holocauste et des camps de concentration à celle des élevages intensifs de porcs et de boeufs...le parallèle est troublant! Et par conséquent on ne peut s'empêcher de se poser cette question : en vertu de quoi devrait-on minimiser ou ignorer la souffrance et la captivité animale par rapport à celle de l'Homme?

Le film se développe autour de 5 axes, ou fins pour lesquelles nous élevons des animaux :
1. PETS ou l'animal de compagnie
2. FOOD ou la nourriture d'origine animale
3. CLOTHES ou l'animal élevé pour l'habillement
4. ENTERTAINMENT ou l'animal objet de divertissement
5. SCIENCE ou les tests sur les animaux à des fins scientifiques

Ce documentaire montre combien l'Homme est dépendant de l'exploitation animale et par voie de conséquence en quoi sa prétendue indépendance et sa supériorité sont illusoires. Supériorité en terme de pouvoir certes, mais pas en terme d'humanité !

Pour conclure je citerais l'oncle de Spiderman qui lui dit peu de temps avant de mourir :
"From great power comes great responsibility".
Plus sérieusement, voici quelques citations tirées du documentaire Earthlings et qui m'ont interpellé...

Citations tirées du documentaire
"As often as Herman had witnessed the slaughter of animals and fish, he always had the same thought: in their behavior toward creatures, all men are Nazis. The smugness with which men could do with other species as he pleased exemplified the most extreme racist theories, the principle that might is right." (In Enemies, a love story, Isaac Bashevis Singer)

"Killing an animal is, in itself, a troubling act. It has been said that if we had to kill our own meat, we would all be vegetarians. Certainly very few people ever visit a slaughterhouse, and films of slaughterhouse operations are not popular on television. People might hope that the meat they buy came from an animal who died without pain, but they don't really want to know about it. Yet those who, by their purchases, require animals to be killed, do not deserve to be shielded from this or any other aspect of the production of the meat they buy."

"It seems the fate of many animals is either to be unwanted by man...or wanted too much. We enter as lords of the earth bearing strange powers of terror and mercy alike ... [But] humanbeings [should] love animals as ... the knowing love the innocent, and the strong love the vulnerable. When we wince at the sufferings of animals, that feeling speaks well of us even when we ignore it, and those who dismiss love for our fellow creatures as mere sentimentality overlook a good and important part of our humanity."

Sources
Site officiel
IMDb
Scénario original

Voir le documentaire sur Google Video (Anglais sous-titré Français)

Blogs qui en parlent
Allant vers l'endroit
Evasions terriennes

28.02.2007

"Notre pain quotidien"

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Voici un film qui promet d'être choc ! 

Synopsis
Pendant deux ans, Nikolaus Geyrhalter a placé sa caméra au coeur des plus grands groupes européens agricoles, nous donnant accès à des zones inaccessibles. Il a filmé les employés, les lieux et les différents processus de production pour réaliser un documentaire cinéma qui interroge et implique intimement chaque spectateur.
Notre pain quotidien ouvre une fenêtre sur l’industrie alimentaire de nos civilisations occidentales modernes. Réponse à notre sur-consommmation, la productivité nous a éloigné d’une réalité humaine pour entrer dans une démesure ultra-intensive qui a rejoint les descriptions des romans d’anticipation.
Cadrages minutieusement composés, images cristallines, montage fluide construisent un film sans commentaire, sans propagande, dont les images parlent et demeurent.
Notre Pain Quotidien questionne, inquiète et fascine.

"Le réalisateur lève le voile qui nous sépare des coulisses où l’on transforme la nature pour la conduire à nos assiettes… Ce spectacle est à la fois fascinant, et terrifiant car il nous oblige à regarder ce que nous soupçonnons tous sans vouloir y croire vraiment. Un des meilleurs documentaires de l’année. On ne mange forcément plus pareil après l’avoir vu.”  Y. Arhus-Bertrand

medium_120-160npqweb.jpgFiche technique
Réalisateur : Nikolaus Geyrhalter
Film autrichien
Genre : documentaire
Année de production : 2005
Titre original : Unser täglich Brot
Distribué en France par KMBO

Prix
Grand prix du festival international du film d'environnement de Paris, 2006

Sortie en France le 14 mars 2007

Remarque : 5% des bénéfices seront reversés à la FNAB (Fédération Nationale d'Agriculture Biologique des régions de France)

Voir la bande annonce 

Sources
Site officiel
Blog officiel
Blog raffa - le grand ménage

04.01.2007

Vu du ciel - Episode II : L'EAU

medium_yab5.JPGLe deuxième volet de la série "Vu du ciel", animée par Yann Arthus-Bertrand, est prévu pour ce soir. L'émission sera diffusée à 20h50 sur France 2, et elle s'intitule : "Protéger l'eau c'est défendre la vie".

Après un premier épisode consacré à la biodiversité ce deuxième épisode de Vu du Ciel aborde la question de l'eau douce, des inégalités de répartition de cette ressource vitale aux initiatives humaines visant une meilleure gestion de l'or bleu.

Source     France 2

08.12.2006

Skin deep : une base de données pour identifier les dangers éventuels de nos cosmétiques

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Je viens de découvrir (grâce au blog Mes Elixirs) une base de données américaine qui répertorie plus de 14.000 produits de beauté. Ceux-ci sont présentés par marques et notés en fonction de leur toxicité et de leur risque éventuel sur la santé.

Trois catégories de risques : 

- Low concern (risque faible) pour les produits ayant une note comprise entre 0 et 1.
- Moderate concern (risque modéré) lorsque la note se situe entre 1 et 3,5.
- Higher concern (risque élevé) note de 3,5 à 5.
En d'autres termes, plus la note est élevée, plus le risque présenté par le produit l'est aussi.

La recherche peut se faire :

- Par nom de marque, de produit ou d'ingrédient
Exemple : Clarins
Sur 44 produits Clarins, 3 présentent un risque faible, 10 un risque modéré, et.... 32 un risque élevé !

- Par type de produit
Exemple : Hair care (soin des cheveux) - baby shampoo (shampoings pour bébés) - puis on arrive sur une liste de marques.

Sur les 18 shampoings pour bébés répertoriés, on trouve 2 shampoings présentant un risque faible, 13 un risque moyen, et enfin 3 un risque élevé.

Pour avoir plus de détails sur les ingrédients d'un produit en particulier, il suffit de cliquer sur le produit en question.

Une base de données additionnelle listant les ingrédients que l'on peut trouver dans nos cosmétiques est également proposée. Ainsi si l'on fait une recherche par mot clé plutôt que par thème, il suffit de dérouler la flèche à droite de la barre de recherche et de sélectionner "ingredients" plutôt que "product" et biensûr ne pas oublier de taper le nom de l'ingrédient que l'on cherche. Ceux-ci ont également une note.

Je n'ai pas utilisé cette banque de données de façon approfondie et je pense qu'il y a d'autres ressources supplémentaires intéressantes qui y sont proposées.

Skin deep est une base de données conçue par l'"Environmental working group" (EWG), une ONG américaine à but non lucratif fondée en 1993 et basée à Washington, spécialisée dans les questions de santé publique et de protection de l'environnement.


Des équivalents français?
Je n'ai pas encore rencontré de base de données française de cette importance.
Néanmoins, il existe de nombreuses ressources sur le web répertoriant et expliquant tel ou tel autre ingrédient utilisé dans nos produits de beauté et ses risques éventuels sur la santé et l'environnement.
Un site de référence que je vous recommande : Le Flacon. Il répertorie à ce jour la composition de 247 produits de 107 marques totalisant 853 ingrédients. La navigation me semble cependant moins facile que celle de Skin Deep.

Pour aller sur Skin deep  Cliquez sur l'image ou Ici

Pour en savoir plus
A propos de Skin Deep

27.11.2006

Le contrat tacite des gens qui dorment

J'ai trouvé ce texte sur l'excellent blog de Raffa, Le grand ménage. Je me fais le relais d'un tel texte car il me semble qu'il touche du doigt certains problèmes majeurs, et nous permet de prendre conscience de notre "passivité coupable" ou complicité. Le contrat tacite, également appelé le contrat tacite des gens qui dorment par certains ou encore la Charte des moutons, n'a pas d'auteur déclaré et circule sur le net depuis 2003.


Le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous dont voici, dans les grandes lignes, le contenu.

Voici le contrat reconductible par tacite reconduction que vous signez chaque matin en vous réveillant simplement et ne faisant rien

Mes chers amis,


Le 11 septembre marque le triste anniversaire d'une catastrophe hautement symbolique pour l'humanité. Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu :


1) J'accepte la compétition comme base de notre système, même si j'ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l'immense majorité des perdants,

2) J'accepte d'être humilié ou exploité à condition qu'on me permette a mon tour d'humilier ou d'exploiter quelqu'un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale,


3) J'accepte l'exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites,

4) J'accepte de rémunérer les banques pour qu'elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu'elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j'accepte implicitement). J'accepte aussi qu'elles prélèvent une forte commission pour me prêter de l'argent qui n'est autre que celui des autres clients,

5) J'accepte que l'on congèle et que l'on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s'écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année,

6) J'accepte qu'il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu'on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états,

7) J'accepte que l'on fasse la guerre pour faire régner la paix. J'accepte qu'au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J'accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d'armes et faire tourner l'économie mondiale,

8) J'accepte l'hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu'il s'agisse d'une énergie coûteuse et polluante, et je suis d'accord pour empêcher toute tentative de substitution, s'il s'avérait que l'on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l'énergie, ce qui serait notre perte,

9) J'accepte que l'on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu'il s'agit d'un ennemi et nous encouragent à le tuer,

10) J'accepte que l'on divise l'opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l'impression de faire avancer le système. J'accepte d'ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu'elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux,

11) J'accepte que le pouvoir de façonner l'opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd'hui aux mains d'affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu'ils en feront,

12) J'accepte l'idée que le bonheur se résume au confort, l'amour au sexe, et la liberté à l'assouvissement de tous les désirs, car c'est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie,

13) J'accepte que la valeur d'une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu'on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu'on l'exclu du système si elle n'est plus assez productive,

14) J'accepte que l'on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l'éducation et de la santé des générations futures,

15) J'accepte que l'on mette au banc de la société les personnes âgées dont l'expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l'univers) nous savons que l'expérience ne se partage ni ne se transmet,

16) J'accepte que l'on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j'ai de la chance de vivre en occident. Je sais qu'entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous,

17) J'accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l'avenir de la vie et de la planète,

18) J'accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu'on me le signale explicitement. J'accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l'agroalimentaire de breveter le vivant, d'engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l'agriculture mondiale,

19) J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant s'armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu'il vaut mieux financer les deux bords afin d'être sûr de gagner de l'argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent pas rembourser les emprunts,

20) J'accepte que les multinationales s'abstiennent d'appliquer les progrès sociaux de l'occident dans les pays défavorisés. Considérant que c'est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu'on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l'homme et du citoyen, nous n'avons pas le droit de faire de l'ingérence,

21) J'accepte que les hommes politiques puissent être d'une honnêteté douteuse et parfois même corrompue. Je pense d'ailleurs que c'est normal au vu des fortes pressions qu'ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise,

22) J'accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l'agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident,

23) J'accepte que le reste de la planète, c'est-à-dire quatre milliards d'individus, puisse penser différemment à condition qu'il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d'expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives,

24) J'accepte l'idée qu'il n'existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d'une conscience et d'un langage, ce n'est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte,

25) J'accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu'aujourd'hui tout ceci n'existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l'entendons sans cesse dans nos discours politiques,

26) J'accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l'explication du mystère de nos origines. Et j'accepte que la nature ait pu mettre des millions d'années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants,

27) J'accepte la recherche du profit comme but suprême de l'Humanité, et l'accumulation des richesses comme l'accomplissement de la vie humaine,

28) J'accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J'accepte l'augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d'éléments radioactifs dans la nature. J'accepte l'utilisation de toutes sortes d'additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c'est qu'ils sont utiles et sans danger,

29) J'accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu'elle nous mène vers une catastrophe sans précédent,

30) J'accepte cette situation, et j'admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l'améliorer,

31) J'accepte d'être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux,

32) J'accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J'accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez,

33) J'accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m'empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie.


Fait par amitié sur la Terre, le 11 septembre 2003.

Signé X

07.11.2006

Vu du ciel - Episode I

Voici un petit compte-rendu du documentaire "Tout est vivant et tout est lié" de mardi dernier présenté par Yann-Arthus Bertrand, notamment pour ceux qui n'ont pas pu le voir.

J'ai beaucoup aimé ce documentaire intéressant, touchant et pédagogique car accessible à tous. A la beauté du spectacle de la nature, se mêle le constat des menaces pesant sur elle étayé par des témoignages de scientifiques, de journalistes, de militants écologistes ou encore d'autochtones. Cette émission ne donne pas une vision alarmiste ou pessimiste, même si elle nous alerte sur de nombreux dysfonctionnements. Ainsi des exemples positifs y sont également présents.
Le mot clé de la lutte est comme l'a bien dit un des intervenants : "la détermination".

Ces menaces ont été abordées au travers de plusieurs exemples concrets :

- Kenya : la difficile cohabitation entre les éléphants et les Masaï. Autrefois éleveurs, ceux-ci coexistaient en paix avec les mastodontes. Aujourd'hui cultivateurs, leurs cultures sont souvent saccagées par ces derniers. 

- République démocratique du Congo : la disparition des hippopotames exterminés par le braconnage dans un pays ruiné par la guerre. On en dénombre 800 au bord du lac Edward contre 30.000 autrefois. Mais les conséquences sont aussi désastreuses pour la population locale vivant de la pêche. En effet, les poissons du lac se nourrissent des déjections des hippopotames; leurs destins sont donc liés. 

- Lac Victoria : Un foyer de biodiversité jusqu'à ce que l'homme y introduise la perche du Nil. La pêche ne se base désormais plus que sur ce poisson vorace à son tour menacé. Avec les conséquences tragiques qui s'ensuivront sur l'économie locale que l'on peut deviner. Cet exemple a été rendu célèbre par le documentaire "Le cauchemard de Darwin".

- Groenland : les effets du réchauffement climatique sur les ours polaires et les Inuits dont l'habitat se fragilise de plus en plus; on parle aussi des dangers probables à terme causés par les rejets industriels sur toute la chaîne alimentaire, de la crevette à l'homme en passant par le phoque.

- Habitat : Focus sur les zones humides, à travers l'exemple du Pantanal en Amérique du sud, qui est la plus grande zone humide de la planète. Sont évoquées les menaces pesant sur la faune locale spécifique de cet habitat, notamment les jaguars et loutres géantes, exterminés par la chasse.

- Habitat : L'importance des forêts. En Chine, l'armoise annuelle ou Artemisia annua permet de soigner le paludisme. "En détruisant les forêts, nous nous privons de la grande pharmacie de la nature"(dixit YAB).

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Tasmanie : la déforestation au Napalm de la forêt primaire de Tasmanie. Le Napalm est une essence gélifiée composée d'acides naphténiques (extrait du pétrole) et palmitique (acide gras). Cette substance a été utilisée comme bombe incendiaire pendant la seconde guerre mondiale, pendant la guerre du Viêt Nam et de Corée, entre autres.
Une fois les arbres de la forêt détruits aux bulldozers et tronçonneuses, des hélicoptères lancent des bombes de napalm pour incendier les souches, éradiquant toute vie à la surface du sol. Chaque jour l'équivalent de 44 terrains de football sont ainsi détruits.
Une fois le sol "nettoyé", des arbres exotiques à croissance rapide sont replantés. Pour empêcher les animaux de venir manger ces jeunes plants, un poison neurotoxique très puissant (le compound 1080 - sodium fluoroacetate), est répandu.
Malgré cette violation évidente et révoltante de la nature, le papier et le bois issus de ces forêts sont commercialisés avec le label PEFC (Programme européen de certification des forêts).
Je vous invite à lire ce communiqué de presse d'associations de protection de l'environnement datant du 30 Octobre 2006.


Quelques citations

"L'Homme n'est ni supérieur ni extérieur à la nature, il en fait partie."
"Ne prenons pas la Terre pour un supermarché ou une décharge, puisqu'elle est tout simplement notre maison."
"Le temps de la nature n'est pas le nôtre."

Pour aller plus loin 
Campagne Trees not gunns

Agir
Pétition : contre la déforestation en Tasmanie 

Un point de vue intéressant
Agoravox 
 

04.10.2006

"CO2 mon amour" sur France Inter

France Inter propose elle aussi une émission centrée sur la thématique environnementale : "CO2 mon amour", tous les samedi de 14h à 15h, présentée par Denis Cheissoux.
Il est possible de réécouter l'émission précédente sur le site de france Inter.
Par exemple, samedi dernier abordait un sujet très en vogue : Les voitures et la propulsion de demain, vers la voiture sans pétrole ?
En outre pour chaque thème abordé, des liens très intéressants sont proposés.

NB : Pour ceux qui s'intéressent au ménage écolo, je n'ai pas pu encore écrire là-dessus, mais le dossier du 21 octobre s'intitule : Grande Lessive ! Lessive et produits ménagers écologiques.
A ne pas manquer !

Présentation

"Protéger l'environnement coûtera cher, ne pas le protéger coûtera très cher" (Kofi Anan)

Grande promotion sur la planète ! Tout doit disparaître… l’eau propre, l’air pur, les énergies fossiles, le chant des oiseaux, les forêts tropicales, les semences paysannes… Stop ! Peu de monde aujourd’hui réalise, croit que l’écologie est un chantier dont dépend la survie de l’humanité. L’homme saura-t-il prendre le virage de l’environnement qui s’impose à lui et se contraindre à un minimum d’humilité ?

L’environnement, au cœur de la santé publique, n’est pas une mode mais une nécessité, une contrainte évidente qui peut, comme en économie, se vivre comme un défi à relever.

L’émission pourrait s’appeler « La croisée des chemins ». CO2 mon amour accompagne, rencontre, questionne, réagit, agace, dérange, rugit, donne envie, met en avant les initiatives… bref, parle d’avenir.

Scientifiques, philosophes, professeurs, médecins, naturalistes, associatifs, jeunes… apportent leur contribution au débat.

Autour de Denis Cheissoux, une équipe de convaincus : Jean Marie Pelt, Nathalie Fontrel, Jean-Pierre Raffin. Mais aussi des reportages, du grand air, des gestes écologiques, les métiers de l’environnement, la minute de Jean-Louis Etienne, de Thierry Kazazian, éco designer…

22.09.2006

Ecolographie sur EUROPE 1

Sur Europe 1, tous les dimanches de 16h à 17h, Michel Field et Catherine Chabaud animent une émission au nom évocateur d'Ecolographie.

Descriptif

Sur les grands thèmes liés à l'environnement, au développement durable et à l'avenir de la planète, à propos de phénomènes aussi bien mondiaux que locaux, Michel Field avec Catherine Chabaud ouvre le débat, suscite le dialogue et la réflexion, et surtout fait circuler l'information. Parce que nous sommes tous concernés, Écolographie se veut aussi pédagogique que pragmatique. L'émission instaure échange, partage et controverse entre Michel Field et ses interlocuteurs, experts, politiques, représentants d'associations.

Il est en outre possible de réécouter les précédentes émissions sur le site d'Europe 1.

Sources
Europe 1

04.09.2006

Après nous le déluge?

medium_9782082105491.gifUn livre très instructif et très abordable y compris pour des non-scientifiques tels que moi-même. Si tout le monde le lisait, il y aurait quelque espoir de prise de conscience collective de l'urgence de la situation. Il s'intéresse en particulier à la biodiversité menacée en raison notamment des activités humaines irrespectueuses de leur environnement. Mais pourquoi la biodiversité est-elle importante? En quoi la disparition d'ours, de loups, de phoques nous concernerait-elle, nous hommes? Car telle est la question ! La perte de richesse, de diversité a pour conséquences notre propre incapacité à nous adapter, à survivre sur le long terme. Car la biodiversité est la condition de la survie des espèces, y compris la nôtre. Ce livre nous remet à notre place, et chamboule complètement nos points de vue quelque peu anthropocentriques.
Ce livre est le fruit d'une collaboration entre Jean-Marie Pelt, président de l'institut européen d'écologie et Gilles-Eric Séralini, chercheur en biologie moléculaire.

Pour vous donner un avant-goût, en voici quelques morceaux choisis :

"On estime que les végétaux de toute la planète produisent annuellement 80 milliards de tonnes de matière végétale consommée directement ou indirectement par la quasi-totalité des autres êtres vivants. Si les plantes venaient à disparaître, c'en serait fini de la vie. Ce péril, il est vrai, n'est sans doute pas pour demain. Nous risquons même de partir avant les plantes, qui vivraient sans nous, alors que nous ne pouvons vivre sans elles. Ainsi la place des plantes nous assigne la nôtre : nous, humains, ne sommes finalement que des parasites des plantes. Une telle évidence devrait nous inviter à la sagesse...
On comprend donc aisément que nos sociétés ne résisteraient pas à de grands bouleversements naturels. Plus elles sont organisées, plus elles sont complexifiées, plus elles sont fragiles. Et le progrès technique n'y peut rien changer. Au contraire, il a augmenté non seulement notre dépendance énergétique mais aussi notre dépendance au travail effectué par les machines, à la technologie qui sous-tend toutes les activités ordinaires. Nous avons au fil des siècles accru considérablement notre dépendance aux autres. Le progrès technique ligote donc autant et peut-être plus qu'il ne libère, et la société s'en trouve fragilisée alors qu'elle s'imagine plus protectrice et mieux protégée."


"Le danger de perdre le loup et l'ours est réel si on ne leur redonne pas un espace naturel. Il y a un siècle, ces deux espèces comprenaient des dizaines de variétés. Aujourd'hui, les dernières qui survivent dans les zoos peinent à échanger leur gènes - la fertilité diminue en captivité - et vont s'éteindre si on ne les relâche pas dans la nature. Nous en sommes d'ailleurs arrivés à cette limite où les ours ne survivent plus, même relâchés."

"Sur les 32000 espèces comestibles répertoriées, seules quatre plantes servent de base à 60% de l'alimentation humaine : le blé, le riz, le maïs, le soja. Ces monocultures intensives continuent de s'étendre, rendant le monde entier dépendant de quelques plantes, dont les maladies ne pourraient qu'entraîner des conséquences catastrophiques. Qui plus est, ces espèces plantées sur plusieures centaines d'hectares, cultivées souvent d'un seul tenant par facilité technique, sont tels des phares allumés dans la nuit: des appels aux insectes. Alors que les arômes multiples des polycultures préviennent souvent les invasions massives. On aggrave ainsi le parasitisme, qu'on endigue ensuite en diffusant des quantités de pesticides qui contaminent terres et rivières. Le sol intoxiqué s'appauvrit, et on doit l'enrichir à l'aide d'engrais dont l'excès est néfaste. Cela s'appelle un cercle viscieux..."

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